8 jours au Tyrol et au Voralberg
Nous avons quitté la Haute Savoie le mercredi 21 juillet à 10h00 pour
rejoindre le point de départ de notre périple : Vaduz, capitale du Liechtenstein où nous sommes arrivés à 16h30 après 417 kilomètres d’une route peu
agréable à cause de nombreux travaux sur la chaussée pendant une bonne moitié du parcours. La pause de midi, sur une aire d’autoroute, ne fut pas très reposante car un camion frigorifique s’est
garé à côté de nous et un camion frigorifique, cela n’arrête jamais son moteur ! Impossible de se poser un peu plus loin pour décompresser, les aires, en Suisse, ne sont pas très nombreuses.
Au premier abord, Vaduz ne paye pas de mine pour la capitale d’un paradis fiscal.
Ensuite, on
s’aperçoit que, dans la rue principale, les boutiques proposent les marques les plus prestigieuses, Rolex et Patek Philippe entre autres. Après une promenade à pied dans la ville puis au bord du Rhin
nous avons rejoint le CC garé sur un immense parking avec eau, WC et vue magnifique sur les montagnes environnantes pour 1 franc suisse la nuit. À 21h00, nous avons essuyé un premier
orage.
Il est 8h30 le jeudi 22 juillet quand nous quittons le parking pour
rejoindre Bregenz (Autriche) au bord du Bodensee (lac de Constance). La ville est sans grand intérêt et nous la quittons pour aller à Isny
(Allemagne). La petite cité est très jolie, la route est belle et des panneaux solaires recouvrent presque tous les toits des maisons, des fermes et des granges. Nous faisons la pause de
midi dans un cadre magnifique avant de nous arrêter à Schwatz à 16h00 sur une aire CC facturée 4 € par jour. Visite de la ville qui ne semble pas présenter un
très grand attrait pour un jeune touriste qui préfère photographier notre petit
chien. Il est vrai que ce n’est pas terrible, mais il y a un joli cloître où nous nous reposons quelques instants avant de retourner sur l’aire. Il fait beau et chaud, je sors les sièges de
camping pour que nous puissions passer la fin d’après-midi puis la soirée dehors avant le deuxième orage de notre séjour.
Il pleut sur Schwatz et c’est une pluie diluvienne qui accompagne notre lever le vendredi 23 juillet. Il pleut toujours lorsque nous prenons, dans le brouillard, l’autoroute jusqu’à Salzburg. Comme nous n’arrivons pas à trouver
un stationnement dans la ville, nous partons manger en zone industrielle avant de revenir et de tourner un bon moment avant de parvenir enfin à nous garer en bord de rue, mais pour deux heures
seulement et à 20 minutes à pied du centre historique. Nous faisons alors notre première visite de Salzburg sous un ciel très menaçant, mais sans pluie. Il est vrai 

que cela vaut le déplacement, c’est magnifique malgré la
mauvaise luminosité. « Qu’est-ce que ça doit être beau sous le soleil ! ». Mais c’est la pluie qui a
repris de plus belle dès notre retour au CC. Une accalmie nous permet d’aller faire un supermarché dans un « Interspar » très bien achalandé où nous achetons quelques spécialités
autrichiennes. À la caisse, problème : La carte bancaire ne passe pas et, sous l’œil méprisant de l’ « hôte de caisse », je suis obligé de me délester de presque tout le
liquide que nous avons (en fait, il s’avérera que c’est l’hôte de caisse qui était un incapable car nous n’avons plus jamais eu le moindre problème avec la carte bancaire). À la sortie,
deuxième problème : Il pleut tant qu’il n’est même pas envisageable de pousser le caddie jusqu’au CC sans risquer de perdre à jamais la totalité des courses. J’affronte donc le déluge pour
aller chercher le parapluie golf qui est dans la soute et, complètement trempés, nous opérons le transfert des marchandises avant d’aller dormir à Mondsee sur un joli petit parking sous une pluie
incessante.
Il pleut toujours le samedi 24 juillet et il pleuvra toute la journée. C’est donc sous la 
pluie que nous faisons notre deuxième visite de Salzburg de 9h00 à 11h00 afin de voir ce que nous n’avons pas eu le temps de voir la veille. Malgré la pluie, j’arrive à
faire quelques jolies photos. L’après-midi, nous rejoignons le Mondsee puis faisons le tour de l’Attersee. La route est jolie jusqu’à Gmunden où
nous faisons halte sur un parking près du port. À cause de l’humidité, nous sommes obligés de mettre le chauffage dans le CC.
La pluie a cessé de tomber quand nous nous
levons le dimanche 25 juillet. Je fais quelques photos du lac et de la ville puis nous prenons la direction de Badausee, très
jolie cité. Nous parcourons ensuite le Salzhammergut avant de rejoindre la célèbre cité balnéaire de Zell am See. Impossible d’y stationner, il y a beaucoup de
monde, les parkings sont pleins et dans les rues prolifèrent les femmes en voile intégral. Nous prenons la direction de Kitzbühel puis, prenant conscience de la distance qui nous
sépare de la station, décidons de faire d’abord la Grossglockner Hochalpenstrasse. La route est magnifique et les paysages
sont grandioses. La route
monte à 2700 mètres
d’altitude
puis redescend vers Lienz. Je me repère mal et, arrivés à l’embranchement vers le glacier, nous remontons vers le point culminant où il ne reste plus qu’à gravir l’Edelweissspitze, ce que je fais : 2 kilomètres de
rampe à 19% avec des épingles très fermées pour accéder à un « nid d’aigle » où la vue doit être magnifique quand il fait beau. Nous redescendons alors vers le glacier du
Grossglockner que nous atteignons à 17h00. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Lienz qui interdit le stationnement en ville et nous contraint à aller en zone
industrielle où nous trouvons un très joli coin.
C’est par la
Felbertausernstrasse que nous avons rejoint Kitzbühel depuis Lienz le
lundi 26
juillet. Auparavant nous sommes allés faire les courses dans un hypermarché assez surprenant dans la mesure où, à l’entrée, il y a une boutique d’objets religieux avec une
impressionnante collection de crucifix et, à la sortie, une très grande boutique de vêtements traditionnels. Les paysages sont très beaux jusqu’à Kitzbühel où nous faisons halte
à midi. La station est très jolie. Je prends en photo une devanture de magasin proposant des habits traditionnels. Puis 76 kilomètres jusqu’à Innsbruck où nous repérons les
parkings pour visiter la ville le lendemain avant d’aller stationner en zone industrielle. Le soir, la pluie revient.
Le mardi 27 juillet, nous trouvons un parking à proximité du centre
historique et pouvons visiter Innsbruck tranquillement. Le centre est assez agréable, mais les ruelles sont étroites et bordées d’immeubles assez hauts ce qui donne une curieuse
impression d’encaissement. La
cathédrale
Sankt Jacob, devant laquelle nous nous arrêtons un moment, ne paye pas de mine à l’extérieur, mais nous rentrons tout de même la visiter. Nous ne sommes pas déçus : Elle est superbe et
richement décorée. L’après-midi, nous prenons la route touristique qui mène à Ischgl signalée par le guide vert comme l’une des plus belles stations de sports
d’hiver d’Autriche (il est vrai que c’est assez joli). Ensuite nous empruntons la Silvretta Hochalpenstrasse jusqu’au Silvrettastausee.
La route (à péage comme celle du Grossglockner) est très belle. Très belles aussi sont les vaches qui paissent en liberté. La halte était prévue à Sankt Gallenkirch,
mais l’aire CC signalée par le guide Michelin est introuvable. Vaduz n’est qu’à 56 kilomètres, nous décidons d’aller dormir sur le parking que nous connaissons car il est indispensable de
vidanger et nous ne pouvons pas dormir n’importe où.
Le mercredi 28 juillet il fait assez beau lorsque nous nous levons et nous décidons de faire le tour du Bodensee (lac de Constance). Malheureusement, le temps se brouille rapidement et c’est sous la pluie que nous ferons le tour du lac de Bregenz à Bregenz en passant d’abord par la Suisse, puis par l’Allemagne avant de retrouver l’Autriche puis Vaduz, point de départ et point d’arrivée de notre périple au Tyrol et au Voralberg.
